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Introduction à la vie des votes électroniques

S’il n’y avait qu’un seul blog à lire cette semaine, ce devrait-être celui de Cédric « Sid » Blancher. Non pas parce qu’il y conspue l’attitude sensationnaliste des médias et des experts de salons –c’est là une saine habitude de cet auteur- mais parce qu’il nous offre une sorte de bibliothèque de références techniques sur le manque de fiabilité manifeste des machines à voter. Y’a du Danton dans ce Blancher-là. Y’a de la Patrie et de la Démocratie que l’on emmène à la semelle de ses souliers dans ces machines-là. Car le principal danger de ces nouvelles techniques, tout comme il peut en être des RFID, des réseaux sans fil et autres composants de notre modernitude, c’est le chamanisme qui s’en dégage, l’omnipotence qu’on leur accorde sans réfléchir. Une magie scientiste qui fait qu’un non-technicien, pour peu qu’il possède une once de pouvoir, accorderait une confiance aveugle envers toute « chose » technologique. C’est compliqué, complexe, ça dépasse l’entendement, c’est donc forcément plus fort, plus beau, plus grand.

Tellement grand que l’on en oublie sa fonction fondamentale : déterminer un choix démocratique dans le cas des urnes électroniques, établir l’authenticité d’un document dans le cas d’un passeport à RFID… après vérification de la présence physique du porteur et contrôle de la photo « papier » collée dans ledit document. Las, les Députés, tout comme les officiers de la PAF ou les fonctionnaires des polices d’état … sont humains, trop humains. Ils penchent à priori en faveur de la donnée numérique. Un crédo qui repose plus souvent d’ailleurs sur des arguments marketing que sur l’avis réel des ingénieurs concepteurs ou des personnes possédant le bagage scientifique capable d’évaluer, avec prudence et objectivité, le degré de fiabilité d’une technologie et –surtout- du bien fondé de son utilisation dans un contexte particulier.

NdrdlCqaugcjl Note du remplaçant de la Correctrice qui avait une grippe ce jour-là : Je profite de cette occasion pour offrir mes services à Monsieur Blancher. Ses dithyrambes sont passionnants, mais parfois sémantiquement inexactes. Ainsi l’usage du mot « patacaisse » qui, dans le contexte, laisserait entendre que c’est là un synonyme de « en faire toute une histoire ». Que nenni ! Le patacaisse, qui s’orthographie « pataquès », est une « liaison mal-t-à propos ». Scénette se déroulant dans un théâtre : « Mademoiselle, est-ce votre gant que je viens de ramasser ?
- Non Monsieur, ce gant n’est pas-t-a moi
- Est-il à vous Madame ?
- Il n’est pas-z-à moi non-plus
- Mais s’il n’est pas-t-à vous et s’il n’est pas-z-à vous, alors il est pas-t-à qu’est-ce ? »






 
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