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La vie, l’univers et tout le reste…

Alors que la presse sérieuse se penche sur des problèmes fondamentaux, tel les DRM qu’Apple pourrait attacher à une paire de baskets ou la nocivité des ondes radio émises par les RFID (sic), quelques vains folliculaires anglo-saxons s’inquiètent des propos de Michael Reiss, Directeur d’Education de l’Institut de Londres, rapportés par nos confrères du Guardian. Propos qui, dans les grandes lignes, militeraient en faveur d’une prise en compte, dans le cadre de l’enseignement, des thèses créationnistes. « afin de mieux situer le discours scientifique par rapport aux croyances de chacun ». Les propos du Révérend Reiss sont d’ailleurs repris en détail dans les colonnes de Science Blog. L’alibi est clair, sous prétexte de pédagogie, l’on insère le coin de la mythologie « gratuite et obligatoire » dans les cursus d’enseignement scientifique. En une période où les grands commis de l’Etat voient en la religion le seul pilier de la morale humaine, rien là que de très normal. James Randerson, chef de rubrique scientifique du Guardian, réplique de manière cinglante dans un article intitulé « De l’origine du spécieux », jouant sur l’assonance du terme speciousness et species, les espèces. Rowan Hooper, du New Scientist, s’indigne tout autant de cette proposition, en rappelant qu’aux Etats Unis (pays dont la devise est « in god we trust »), 1 professeur sur 8 enseigne à ses élèves que le créationnisme est une science « valide » -à défaut d’être exacte- et que 2% des enseignants refusent de faire apprendre les théories évolutionnistes de Darwin.

Entre temps, l’Institut Britannique a désavoué la prise de position de Reiss, et le professeur-évangéliste est revenu sur des propos un peu plus modérés et tous aussi ambigus. La religion, tout comme la libre pensée ou encore l’athéisme, appartiennent au domaine du privé. Science sans conscience n’est que ruine de l’âme, mais conscience n’est pas synonyme de dogmatisme. Aujourd’hui, l’on parlerait d’étique plus que de conscience. Il est également dit de ne jamais confondre les choses de l’état et celles des croyances personnelles, de rendre à César ce qui est à César, et à dieu ce qui est à dieu. De toute manière, la seule véritable réponse est 42.





 
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