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Sur la société en général et la Société Générale en particulier
Il opérait dans la discrétion la plus absolue, Monsieur René Rebollo. Cet analyste financier travaillant pour le compte d’une banque de prêts (ces fameuses « subprime » américaines), faisait preuve d’un amour immodéré pour sa collection. Une collection d’identités glanées au fil des ordinateurs de la « Countrywide Home Loans », son employeur. Au total, l’homme aurait, affirme le FBI, constitué un fichier de près de 20 000 noms, dont la vente, au fil des deux années écoulées, aurait rapporté entre 50 et 70 000 dollars. Signalons au passage que l’un de ses clients a également été mis sous les verrous. Tous les détails les plus croustillants dans la presse quotidienne Californienne, sur KNBC, le Ventura County Star ou le L.A. Times. Ce qui étonne le plus les enquêteurs, c’est le prix anormalement bas auquel Rebollo vendait ses adresses et numéros de sécurité sociale : 2,5 cent l’unité. Un nom tiré d’un fichier d’organisme financier est une aubaine pour les escrocs de tous crins : il représente un compte alimenté, une personne assez sérieuse pour avoir su éveiller la bienveillance et la confiance des banquiers… Et çà, ça vaut de l’or.
Du côté de la S.G., en revanche, la journée du 5 août n’a pas été très glorieuse. Les résultats en berne claironnés par la presse audio-visuelle, une chute de la moitié des créations de comptes liée à une perte de confiance provoquée par l’affaire Kerviel… Une affaire Kerviel qui connait un nouveau rebondissement avec la poursuite judiciaire d’un assistant du trader pour « complicité par aide ou assistance, d´introduction frauduleuse de données dans un système informatique ». Toute la presse écrite nationale en parle… un peu trop peut-être. Car sur-médiatiser la « culpabilité probable » d’un assistant, c’est là un rideau de fumée un peu maigre pour masquer le malaise Général de la Société… en question. La magie et l’aspect maléfique du mot « hacker » n’a hélas aucune influence sur l’évolution du CAC40.
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